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Rythmes traditionnels folkloriques au Bénin

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Véritable attrait touristique dans la sous-région ouest africaine, la musique traditionnelle du Bénin fait partie de sa culture et joue un rôle primordiale dans la transmission des valeurs sociales. Elle est essentiellement issue des civilisations des anciens royaumes (Danhomé, Oyo, Nikki, etc.) et des cultes vaudou. La musique traditionnelle béninoise comprend un éventail de rythmes folkloriques mêlent chants, instruments, danses… Zoom sur l’histoire et les particularités des rythmes traditionnels folkloriques dominants au Bénin

Le Tchinkoumè

Le Tchinkoumè est l’une des formes dominantes de la musique traditionnelle sud-béninoise. Il a été développé au 18ème siècle et est associé à la musique folklorique des Mahis, un peuple qui vie principalement dans le département des collines. Le Tchinkoumè est inventé par Adisso,  un ancien esclave affranchi dans le royaume de Danxomè. Originaire de Savalou, celui-ci, une fois retourné chez lui, créa ce rythme en remplaçant le Kpezin (une jarre tambour servant d’instrument principal dans le Zinli) par un Gota. Ce dernier se fait accompagner de sons de gongs et de clappements de mains soutenus par des chants et une danse traditionnelle qui montre beaucoup plus la souplesse des épaules. Le Tchinkoumè est popularisé 200 ans plus tard, dans les années 1970 par ALOKPON, et modernisé par le regretté Stan Tohon. GBETCHEOU, GBEZE et ALEVI sont reconnus comme les plus grands précurseurs actuels de Tchinkoumè au Bénin

Le zinli

Le Zinli est à Abomey, ce que Tchingoumé est à Savalou. Apparu au XIVe siècle, il est une musique endémique et entretient la réputation d’être chantée lors de la quasi-totalité des cérémonies dans le département du Zou, plus précisément dans la capitale historique du Bénin. Selon les sources orales, ce rythme serait créé par le prince Gbéyin, devenu roi et connu sous le nom GLELE (1858 – 1889). Il aurait créé le ZINLI  à l’occasion des funérailles d’un des amis de son père (le roi GUEZO (1818 – 1858)). Malgré l'arrivée presque invasive des tendances urbaines, ce rythme a gardé son état original. Il se joue sur un tambour ayant donné son nom au rythme, accompagné d’autres instruments, de sons de gongs, de hochets et de clappements de mains et des chants. Le tout est soutenu par une danse traditionnelle ayant maintenu une notoriété funèbre (il se jouait lors des funérailles) avant d’intégrer le registre des musiques populaires. Alekpehanhou est considéré comme l’artiste qui a le plus popularisé le rythme traditionnel folklorique Zinli

Le Tèkè

Le Tèkè est l’un des rythmes folkloriques les plus populaires et les plus anciennes du Nord du Bénin. Créé par les Baribas, il est essentiellement présent dans les départements du Borgou et de l'Alibori. Le Tèkè se danse lors des cérémonies de réjouissances populaires, de l'intronisation d'un roi baatonu ou pendant la fête de la Gaani. Il s’exécute en habits traditionnels. Cette parure est composée notamment d’un chapeau, d’un pantalon long et bouffant, et un chasse-mouche confectionné avec la queue de mouton. Dans l'autre main, les danseurs tiennent un bâton. Pendant la danse, les exécutants font des mouvements des pieds et des mains tout en se déplaçant. A l’occasion de rituels religieux ou des festivals, les jeunes aiment improviser cette danse accompagnée généralement de percussions entêtantes. 

Goumbé 

Le kolo est une danse populaire collective traditionnelle originaire de Dassa.  Il est exécuté au rythme de la musique à l’occasion de rassemblements privés et publics, auxquels participent les femmes mais aussi les hommes. Les associations culturelles et les troupes de danses traditionnelles sont également d’importants détenteurs et praticiens de ce rythme folklorique. Lors de l’exécution de la danse, les acteurs font une rotation semi circulaire des épaules de l’avant vers l’arrière tout en s’inclinant sur leurs jambes. Plusieurs  instruments locaux sont utilisés pour donner ce rythme traditionnel folklorique : le gong male, le gong femelle, les claquements de mains, la percussion, etc. 

En somme, il faut savoir qu’il y a à peu près autant de rythmes traditionnels folkloriques qu’il y a d’ethnies au Bénin. Outre les styles cités, il faut mentionner Akonhoun, Adjogan, Agbadja, Kaka, Zenli-Gbété, Sinsinnnou, Djègbé, Tipenti, Eyo, Massègohoun. Si vous avez l’occasion d’assister à l’un des spectacles de ces rythmes folkloriques, vous comprendrez mieux le Bénin et sa culture.

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